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Divorce à l’amiable : pourquoi cette procédure séduit de plus en plus les couples en France
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Divorce à l’amiable : pourquoi cette procédure séduit de plus en plus les couples en France

Lucas 15 avril 2026 10 min de lecture

Vous avez décidé de divorcer d’un commun accord avec votre conjoint. Vous savez que vous aurez chacun votre avocat, que la procédure sera plus rapide qu’un divorce contentieux. Mais concrètement, qu’est-ce que cette fameuse convention de divorce, et que doit-elle contenir pour être valable ?

C’est là que beaucoup de gens se perdent. La convention est bien plus qu’un simple accord écrit entre époux. C’est le document juridique central du divorce par consentement mutuel, celui qui va encadrer tous les effets de votre séparation. Mieux vous la comprenez, mieux vous pouvez participer activement à sa rédaction avec votre avocat.

Qu’est-ce que la convention de divorce par consentement mutuel ?

La convention de divorce, c’est l’acte rédigé par vos deux avocats qui formalise votre accord sur tous les aspects de la séparation. Le divorce par consentement mutuel par convention déposée chez un notaire vous permet de divorcer sans passer devant un juge. C’est une des grandes différences avec les autres formes de divorce : pas d’audience, pas de tribunal, pas de juge qui tranche.

Lorsque les époux s’entendent sur la rupture du mariage et ses effets, ils constatent, assistés chacun par un avocat, leur accord dans une convention prenant la forme d’un acte sous signature privée contresigné par leurs avocats. Autrement dit, ce sont vos avocats respectifs qui rédigent et cosignent le document – pas vous seuls.

C’est là un point clé que l’on oublie souvent. La convention n’est pas un simple accord entre particuliers. Elle a une valeur juridique précise, et sa rédaction obéit à des règles strictes fixées par le Code civil.

Bon à savoir : L’avocat est obligatoire pour divorcer par consentement mutuel. Chaque époux doit choisir son avocat. Il n’est pas possible d’avoir un seul avocat pour les 2 époux.

Les mentions obligatoires : ce que la convention doit impérativement prévoir

La convention n’est pas libre dans sa forme. Elle doit contenir un certain nombre d’éléments précis, sans lesquels le notaire ne pourra pas l’enregistrer et votre divorce ne sera pas valide. Ces mentions sont encadrées par le Code civil, et vos avocats sont responsables de leur présence dans le document.

Parmi les éléments que la convention doit couvrir, on trouve notamment :

  • La mention explicite de l’accord des deux époux sur la rupture du mariage et sur ses effets
  • Les modalités de règlement de tous les effets du divorce : garde des enfants, résidence, droit de visite
  • Le versement éventuel d’une prestation compensatoire, si un écart de niveau de vie existe entre les deux époux
  • L’état liquidatif du régime matrimonial, ou la déclaration qu’il n’y a rien à partager
  • La perte ou la conservation du nom d’usage par l’un des époux
  • La mention que le mineur a été informé par ses parents de son droit à être entendu par le juge.

Ce dernier point mérite qu’on s’y attarde. Si vous avez des enfants mineurs en âge de comprendre, ils doivent être informés de leur droit à être entendus par un juge. L’enfant mineur des époux doit être informé, par ses parents, de son droit à être entendu par le juge, s’il est en âge de comprendre. Dans ce cas, la convention de divorce doit être homologuée, c’est-à-dire validée par le juge. On parle de divorce par consentement mutuel judiciaire.

Le partage des biens : une étape à ne pas négliger

C’est souvent le point le plus délicat à régler. La liquidation doit être effectuée pendant le divorce par consentement mutuel, c’est-à-dire avant l’enregistrement de la convention de divorce par consentement mutuel par le notaire.

Les époux doivent obligatoirement s’entendre à l’amiable sur la liquidation et le partage des biens. Si ce n’est pas le cas, ils ne peuvent pas divorcer par consentement mutuel. Concrètement, si vous n’arrivez pas à vous mettre d’accord sur le partage du patrimoine commun, la procédure amiable devient impossible.

Que se passe-t-il si vous avez un bien immobilier en commun ?

La question immobilière est souvent celle qui complique le plus les négociations. Si les époux possèdent un bien immobilier commun ou en indivision, les opérations de partage doivent être opérées par un notaire. Dans ce cas, un acte authentique de partage est établi par le notaire. Cet acte est annexé à la convention de divorce par consentement mutuel.

C’est à ce moment que les frais de notaire peuvent s’alourdir. Le dépôt chez le notaire de la convention s’élève à 41,20 € hors taxe (49,44 € TTC). Des frais de notaire peuvent s’ajouter si la convention comporte un état liquidatif portant sur des biens immobiliers ou une attribution de biens immobiliers au titre d’une prestation compensatoire.

Point d’attention : Si votre divorce implique un bien immobilier commun, prévoyez des délais supplémentaires et des frais notariaux additionnels. Votre avocat pourra vous orienter sur le montant attendu selon la valeur du bien concerné.

Le délai de réflexion : une étape que personne ne peut sauter

Une fois le projet de convention rédigé par vos avocats, la procédure ne s’enclenche pas immédiatement. Il existe un mécanisme de protection important. Chaque avocat adresse le projet de convention par lettre recommandée avec accusé de réception à l’époux qu’il assiste. Vous avez un délai de réflexion de 15 jours.

Ces 15 jours, c’est votre espace pour relire, vérifier, poser des questions à votre avocat. Pendant ce temps, vous ne pouvez pas signer la convention – c’est une obligation légale, pas une simple recommandation.

Bref, si quelqu’un vous presse de signer avant l’expiration de ce délai, c’est une erreur – et la convention serait nulle. La convention est déposée au rang des minutes d’un notaire, qui contrôle le respect des exigences formelles. Il s’assure également que le projet de convention n’a pas été signé avant l’expiration du délai de réflexion. Ce dépôt donne ses effets à la convention en lui conférant date certaine et force exécutoire.

Le rôle du notaire dans la procédure

Beaucoup de gens pensent que le notaire est celui qui valide leur divorce sur le fond – qu’il vérifie si l’accord est équitable, si les deux parties ont bien consenti librement. Ce n’est pas exactement son rôle ici.

Dans le cadre de cet enregistrement, le notaire ne remplace pas le juge : il ne contrôle pas le consentement des parties ni l’équilibre de la convention, ces missions étant assurées par les avocats. Ni les parties, ni les avocats ne se présentent devant lui. Le notaire vérifie en revanche le respect des mentions obligatoires, les signatures et le respect du délai de rétractation de 15 jours.

C’est précisément pour cette raison que le rôle de vos avocats est central. Ce sont eux qui garantissent que votre accord est éclairé, équilibré et conforme à vos intérêts respectifs. Une fois la convention déposée, le notaire adresse aux ex-époux une attestation mentionnant leur identité et la date du dépôt. Cette attestation est votre preuve officielle de divorce.

« Le divorce amiable, c’est souvent un soulagement. On évite les audiences, les délais interminables, et on garde la main sur les décisions importantes qui nous concernent. »

Divorce à l’amiable en ligne : une procédure accessible depuis chez vous

La digitalisation a profondément changé la façon dont les Français divorcent par consentement mutuel. Aujourd’hui, il est possible de gérer l’essentiel de la procédure à distance, sans se déplacer en cabinet pour chaque étape.

Les avantages du divorce à l’amiable sont nombreux : coût maîtrisé, délais raccourcis, et surtout une procédure qui reste entre les mains des deux époux plutôt que d’un juge. Vous négociez les termes, vos avocats les formalisent, et le notaire enregistre.

Pour toute question sur le contenu de votre convention ou sur les démarches à suivre, la fiche pratique du service public sur le divorce par consentement mutuel offre un premier aperçu utile des obligations légales en vigueur.

Ce qui peut bloquer la procédure : erreurs fréquentes à éviter

Même en choisissant la voie amiable, certains points peuvent faire déraper la procédure ou la rallonger inutilement. En voici les principaux :

  • Oublier de prévoir la prestation compensatoire alors qu’il existe un déséquilibre important de revenus entre les époux
  • Ne pas régler le sort du bien immobilier commun avant de rédiger la convention
  • Signer la convention avant l’expiration du délai de 15 jours – elle serait nulle
  • Ne pas informer correctement les enfants mineurs de leur droit à être entendus
  • Croire que les deux époux peuvent partager le même avocat – ce n’est légalement pas possible

Si l’un ou l’autre des époux est sous protection des majeurs, le divorce par consentement mutuel n’est pas possible. Cela concerne les personnes sous tutelle, curatelle, sauvegarde de justice, habilitation familiale et mandat de protection future entré en application. Dans ces situations, une procédure judiciaire s’impose.

Après le dépôt : que devient la convention ?

Une fois la convention déposée chez le notaire et le divorce effectif, il reste quelques formalités à accomplir. La mention du divorce en marge de l’acte de mariage et de l’acte de naissance de chacun des époux est obligatoire. Cette mention sert à obliger les tiers à respecter votre convention de divorce. On dit qu’elle rend le divorce opposable aux tiers. Elle vous permet également de vous engager dans un Pacs ou de vous marier à nouveau.

En pratique, votre avocat peut se charger de ces démarches si cela est prévu dans votre convention d’honoraires. Sinon, c’est à vous de contacter les services d’état civil concernés.

La convention de divorce est donc bien plus qu’un simple papier signé entre deux personnes qui se séparent. C’est un acte juridique complet, encadré par la loi, qui engage les deux parties sur l’ensemble des conséquences de la séparation. Bien accompagné par un avocat spécialisé, le processus reste accessible, rapide et moins coûteux qu’un divorce contentieux.

Lucas

Lucas

Expert juridique passionné, je vous accompagne dans vos démarches et vous aide à trouver les meilleures solutions pour résoudre vos problèmes juridiques avec rapidité et efficacité.

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